Aller au contenu
Entretien

Remplacer son disque dur par un SSD : ce qu'il faut savoir

Le SSD est l'amélioration la plus rentable pour un PC. Quel modèle, quelle capacité, faut-il réinstaller, combien ça coûte : tout ce qu'il faut savoir.

5 min de lecture

Sur un ordinateur de plus de cinq ans, aucune autre intervention ne produit un effet comparable. Ni l'ajout de mémoire, ni le nettoyage logiciel, ni la réinstallation de Windows. Remplacer le disque dur mécanique par un SSD divise généralement par cinq à dix le temps de démarrage et rend la machine réactive au quotidien.

Voici tout ce qu'il faut savoir avant de se lancer.

Comment savoir si vous avez déjà un SSD

Sous Windows, ouvrez le gestionnaire des tâches (Ctrl + Maj + Échap), onglet Performances. La section « Disque » indique le type : SSD ou HDD (disque dur mécanique). Un autre indice suffit souvent : si votre ordinateur met plus d'une minute à afficher le bureau et que vous entendez un léger grattement au démarrage, c'est un disque mécanique.

Quel type de SSD choisir

Il en existe deux formats principaux, et le choix dépend de ce que votre machine accepte :

SSD SATA au format 2,5 pouces. C'est le remplacement direct d'un disque dur de portable. Il se branche exactement au même endroit, avec les mêmes câbles. Débit d'environ 550 Mo/s, soit cinq fois un disque mécanique. Compatible avec pratiquement tous les ordinateurs des quinze dernières années.

SSD NVMe au format M.2. Une petite barrette qui se visse directement sur la carte mère. Débit de 2 000 à 7 000 Mo/s. Nettement plus rapide sur le papier, mais la différence est peu perceptible en usage bureautique : le gain décisif se produit entre le disque mécanique et le SSD, pas entre les deux types de SSD. Le NVMe s'impose pour le montage vidéo, la photo en volume ou les gros projets de développement.

Le point de vigilance : tous les ordinateurs n'ont pas de connecteur M.2, et ceux qui en ont ne le prennent pas toujours en charge en NVMe. C'est la première chose que nous vérifions.

Quelle capacité prendre

En pratique :

  • 500 Go couvre l'immense majorité des usages : Windows, les logiciels courants, les documents et une photothèque raisonnable.
  • 1 To si vous stockez beaucoup de photos, de vidéos ou si vous jouez.
  • 250 Go : à éviter aujourd'hui. Windows et ses mises à jour occupent déjà une part importante du disque, et vous risquez de revenir sur le problème de saturation.

Une remarque importante : un SSD perd en performance quand il est rempli à plus de 90 %. Prévoyez une marge plutôt que de viser au plus juste.

Faut-il tout réinstaller ?

Non, et c'est la question qui inquiète le plus nos clients.

Deux approches existent :

Le clonage. On copie l'intégralité du disque existant vers le SSD, secteur par secteur. Vous retrouvez exactement votre environnement : Windows, vos logiciels, vos licences, vos raccourcis, votre fond d'écran. Rien à reconfigurer, rien à retélécharger. C'est ce que nous faisons dans la grande majorité des cas.

La réinstallation propre. On repart d'un Windows neuf. C'est préférable quand le système actuel est déjà instable, infecté ou encombré au point que le cloner reviendrait à recopier le problème. Il faut alors prévoir la réinstallation des logiciels et la récupération des licences.

Notre règle : si le système fonctionne correctement et que la seule plainte est la lenteur, on clone. Si le système est malade, on repart propre.

Que faire de l'ancien disque ?

Ne le jetez pas. Deux usages intéressants :

Sur un ordinateur de bureau, on garde le disque mécanique en second disque, pour stocker photos, vidéos et archives. Vous conservez ainsi la capacité tout en gagnant la vitesse.

Sur un portable, où il n'y a généralement qu'un seul emplacement, on place l'ancien disque dans un boîtier USB : il devient un disque externe utilisable pour vos sauvegardes. Un boîtier coûte une quinzaine d'euros et c'est l'occasion de mettre enfin en place une sauvegarde régulière.

Combien ça coûte

Le SSD lui-même se situe entre 40 et 90 € selon la capacité et le format. À cela s'ajoute la main-d'œuvre : ouverture de la machine, montage, clonage du système, vérification du démarrage et remise en service.

Chez DIL, la pose et le clonage coûtent 24 € TTC, et le disque vous est facturé à son prix d'achat, sans aucune marge — comptez une cinquantaine d'euros pour un SSD de 500 Go. Pour un ordinateur qui fonctionne mais qui rame, c'est presque toujours plus pertinent que d'en racheter un.

Les cas où ça ne suffit pas

Le SSD n'est pas une solution universelle. Il ne réglera pas votre problème si :

  • votre machine n'a que 4 Go de mémoire et que vous ouvrez beaucoup d'onglets — il faut traiter la mémoire en même temps ;
  • l'ordinateur surchauffe et réduit sa fréquence pour se protéger — c'est un problème mécanique ;
  • le processeur est vraiment trop ancien pour les usages actuels — au-delà de dix à douze ans, l'investissement se discute ;
  • la lenteur vient d'une infection — il faut désinfecter d'abord, sous peine de cloner le problème.

C'est justement le rôle du diagnostic : vérifier que le SSD est bien la bonne réponse à votre problème avant de vous le proposer.

En pratique

Vous déposez la machine à l'atelier de Marcq-en-Barœul et vous la récupérez sous deux jours ouvrés, ou quatre heures en express. Elle est identique à celle que vous connaissez — simplement, elle démarre en vingt secondes.

Le diagnostic et le devis sont gratuits, y compris si vous décidez finalement de ne rien faire.

Besoin d'aide pour remplacement de disque et ssd ?

Déposez la machine à l'atelier de Marcq-en-Barœul : diagnostic gratuit, prix ferme annoncé avant qu'on commence, et récupération sous deux jours ouvrés — ou quatre heures en express.

Estimer le prix06 60 22 85 45